CENTENAIRE DU PREMIER TITRE DE CHAMPION DE FRANCE DE L'AVIRON BAYONNAIS ( 20/04/1913 - 20/04/2013 )
Le samedi 20 avril 2013, nous fêterons les 100 ans du premier titre de l'Aviron Bayonnais. Petit rappel et hommage à ce qui se passa en ce temps-là...
AVANT LA FINALE
Le jeu à la bayonnaise fait des ravages. L'AB écrase tous ses adversaires avec une facilité déconcertante. En phase de poule, Pau (15-3), Biarritz Stade (28-0), Mauléon (52-0) et Dax (23-3) subissent la loi de l'Aviron. Les pahse finales seront une promenade de santé pour la bande à Harry Owen Röe. En huitièmes, Tarbes s'incline lourdement (28-0). Le quart face à Périgueux sera encore plus aisé (38-0). En demi-finale, les girondins du SBUC s'annoncent redoutables, mais l'attaque bayonnaise triomphe avec brio (9-0).
LE GRAND JOUR
Le 20 avril 1913 à Colombes devant 20 000 spectateurs, l'AB affronte en finale de SCUF ( Sporting Club Universitaire de France ), club parisien archi favori avec ses neuf internationaux, dont l'illustre Jules Cadenat. Leurs avants très athlétiques semblent hors de portée des bayonnais. Les parisiens démarrent fort, alternant plusieurs attaques dangereuses, mais sans pouvoir concrétiser. L'Aviron refait surface avec son capitaine Jules Forgues qui inaugure la marque par un essai que Röe transforme (5-0). Les parisiens, déboussolés, subissent et sont perdus face à la mobilité des bayonnais cavalant dans tous les endroits du terrain. Le bayonnais Elissalde, à l'affût, plonge sur le ballon dans l'en-but suite à un coup de pied à suivre. Röe transforme juste avant la mi-temps, pour mener plus nettement (10-0).
Au retour des vestiaires, Jules Cadenat mène la révolte de ses troupes, mais rien n'y fait contre ces bayonnais insaisissables. Une nouvelle attaque balaie le terrain pour terminer sur l'ailier Labaste, qui marque (13-0). Le SCUF réagit suite à un petit relâchement coupable des bayonnais par Theuriet qui conclu une belle attaque (13-3). La suite sera un récital offensif bayonnais orchestré par le génie gallois Röe. L'AB assommera son adversaire par quatre essais consécutifs ! (31-3). En toute fin de rencontre, un essai transformé parisien viendra rendre la note moins salée pour un score final de 31 à 8. La foule portera les vainqueurs en triomphe.

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