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Prochain Match

25-03-2017 18:30
52
1
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Statistiques joueurs

# Evénement Heure
Heure Evénement #
48' 1 Aretz Iguiniz
54' 1 Kade Poki
55' 1 Lucas Meret

Statistiques du Match

0
Carton(s) jaune(s)
1
0
Carton(s) rouge(s)
0
0
Drop(s)
0
7
Essai(s)
1
1
Pénalité(s)
0
7
Transformation(s)
1

Informations de match

Arbitre
Adrien Descottes (France)
Affluence
12109 Spectateurs

 

 

Les Bayonnais vivent un supplice perpétuel. Onze déplacements et quasiment autant de roustes pour l’Aviron, encore une fois violemment démoli samedi. Son compte a été réglé dès les premières minutes de jeu.

 

L’espace d’un instant, on a eu envie d’abréger les souffrances des joueurs bayonnais. Pour eux. Pour leurs supporters, dont une poignée s’était infligée samedi le long déplacement jusqu’à Lyon. Ils retrouveront le sourire et sans doute du plaisir à la rentrée, en Pro D2, une division plus en adéquation avec les possibilités de cette équipe larguée en queue de classement, sauf retournement de situation de dernière minute, ce qui n’est jamais à exclure dans le contexte actuel du rugby français.

Le maigre intérêt de ce déplacement tenait dans un triptyque : 13e place à conquérir, on ne sait jamais ce qu’elle aura à offrir ; compteur point à débloquer à l’extérieur, après dix défaites à zéro unité ; et un zeste de rivalité, aussi, puisque Lyon est la formation que l’Aviron a le plus affrontée ces trois dernières saisons. Le LOU a confirmé sa suprématie, samedi, en s’imposant (52–7) pour la quatrième fois (pour un nul, à l’aller, et une défaite). Mais le lien étroit entre les deux équipes descendues en 2015 et remontées en suivant risque de se distendre. Ce n’est plus qu’une question de semaines pour que l’équipe de Pierre Mignoni paraphe officiellement un deuxième bail consécutif dans l’élite. Une première.

 

46 pts concédés en moyenne.

 

Pour le strapontin visé par Bayonne, propriété de Grenoble, il faudra attendre l’avant-dernière journée (29 avril) et l’affrontement entre les deux équipes à Jean-Dauger pour savoir si les Basques ont l’épaisseur pour s’en emparer. Rien n’est moins sûr car avec la victoire du FCG devant Castres (21–20), ils n’ont plus leur destin en main, relégués à sept longueurs. Plus que les mathématiques, on se demande surtout si les protégés de Vincent Etcheto ont aujourd’hui la moelle pour aller déloger des Grenoblois qui affichent des ressources morales d’un tout autre calibre, dans un climat pourtant bien plus lourd. « Cette 13e place est atteignable parce qu’il reste quatre matchs mais si on est logique et lucide, elle ne l’est pas », reconnaît humblement le manager.

Samedi, ses joueurs ont été incapables de mettre fin au continuel supplice qu’ils vivent à intervalle régulier, loin de chez eux, à peu près tous les quinze jours. Ils encaissaient plus de 45 points de moyenne en déplacement avant ce match ? Le curseur a été rehaussé (52), samedi, donnant à la dernière victoire contre Bordeaux (24–20) l’aspect d’un coup d’épée dans l’eau.

 

Le bonjour d’Isa.

 

Et il n’aura pas fallu longtemps pour s’en rendre compte. Après 21 secondes de jeu, les Bayonnais avaient le bonjour d’Isa. Le troisième ligne du LOU s’affalait dans l’en-but, deux minutes avant son équipier, l’arrière Arnold. 14–0 : l’Aviron était parti sur les bases de son dernier voyage, soldé par une déculottée aussi majuscule qu’historique à Toulon (82–14). À la 12e minute, les Lyonnais brandissaient déjà le point de bonus grâce à un Regard fuyant dans une défense protégée par des portes de saloon à défaut d’une herse.

L’affrontement redouté avec le meilleur alignement de la division, porté par le capitaine et ancien bayonnais Puricelli, n’aura même pas lieu. Pas besoin de s’en servir pour des locaux qui inscriront sept essais, contre un seul pour des Basques réduits un temps à quatorze, dépassés en mêlée et contraints de terminer la rencontre avec le talonneur Arganèse en troisième ligne aile. Jusqu’à la lie, on vous dit.