03-02-2018 20:45

Player statistic

QTY Event Heure

Statistiques du Match

2
Carton(s) jaune(s)
0
0
Carton(s) rouge(s)
0
0
Drop(s)
0
2
Essai(s)
2
1
Pénalité(s)
0
2
Transformation(s)
1

Additional information

Affluence
11500 Spectateurs

 

 

Biarritz a renversé le score en toute fin de match, ce samedi face à Bayonne, grâce à un essai de Singer. Les visiteurs se consoleront avec le bonus défensif.

 

L’info.

 

La dernière fois que le Biarritz Olympique avait remporté un derby basque dans son stade Aguilera face à l’Aviron Bayonnais, Nicolas Sarkozy était encore président de la République, Emmanuel Macron un illustre inconnu de 33 ans et Lucien Harinordoquy gambadait furtivement sur la pelouse. La série qui courrait depuis le 29 novembre 2011 est terminée. Le BO s’est imposé ce samedi soir face à son rival de toujours (17–14).

Il signe une 22e victoire de rang dans son stade et conforte sa cinquième place (59 points) et son rêve de phases finales. L’Aviron reste 8e (50 points), à deux unités de Béziers (7e) et six de Colomiers (6e), dernière équipe en position de qualifiable qui joue ce dimanche à Perpignan.

 

Le match.

 

A quatre pattes, recouvert de boue, on ne distinguait que son protège-dents blanc éclatant. Le 110e derby basque venait de s’achever et le visage de Maxime Lucu était barré d’un large sourire. Le demi de mêlée biarrot, fan inconditionnel de cette rivalité menacée par les tractations en coulisses, savourait la victoire des siens, la deuxième de la saison face à après celle du match aller.

80 minutes plus tôt, lui et ses équipiers entraient mieux dans le match que leurs voisins. Sous le déluge habituel du Pays Basque, ils posaient la main sur le ballon et affichaient un engagement supérieur, rapidement concrétisé au tableau d’affichage. Après une pénalité de Pierre Bernard (3e), ils inscrivaient le premier essai, « made in Saint-Pée-sur-Nivelle », le village d’origine des frères Lucu. Maxime, le demi de mêlée, récupérait un coup de pied de dégagement et filait le long de l’aile droite. Le jeu se développait jusqu’à la touche opposée où son frère, l’arrière Ximun, profitait du surnombre (10–0, 7e).

Après deux échecs au pied de chaque côté (Bernard, 11e ; Bustos Moyano, 19e), les locaux conservaient la mainmise sur la partie. Même acculés dans leurs 22 mètres, ils trouvaient les ressources pour se donner de l’air, à l’image de cette interception de Pierre Bernard sur Emmanuel Saubusse (28e). Mais la contre-attaque s’achevait par… une nouvelle contre-attaque, bayonnaise cette fois. Thibault Lacroix contrait un coup de pied à suivre de Ximun Lucu. Martin Laveau ramassait le ballon à 65 mètres du bonheur. Et quand l’ailier qui facture 8,95 secondes au 80 mètres démarre, on ne le revoit plus : 10–7.

Etait-ce un tournant ? Fort possible. Malgré une faillite en touche (4 ballons perdues durant cette période), Bayonne prenait l’ascendant. Poussait le BO à la faute. Conséquence directe : deux cartons jaunes contre la deuxième ligne (Léo Bastien, 34e ; Sikeli Nabou, 36e) entrecoupés d’un essai de pénalité (35e) : 10–14.

En infériorité numérique, les rouges du BO, qui jouaient ce samedi dans un maillot blanc qui a rapidement tourné au marron, résistaient bien. Ils pensaient même reprendre les commandes en début de deuxième mi-temps mais l’arbitre d’en-but refusa l’essai de Léo Bastien (45e), au préalable accordé par l’arbitre central, M. Trainini. Le deuxième ligne avait-il aplati ? Difficile de se faire une idée sur la vidéo qui de toute façon ne fait pas foi en Pro D2.

Sur un terrain de plus en plus gras, le rythme diminuait. Martin Bustos Moyano manquait une nouvelle pénalité (52e). Biarritz tenait le ballon, Bayonne le score. Aucune équipe ne parvenait à faire évoluer le tableau d’affichage pendant 40 minutes. Il en restait cinq à jouer et l’insistance des Biarrots étaient récompensés. Les 11 500 spectateurs d’Aguilera exultaient. Maxime Lucu galopait vers le public, bras écartés. Le remplaçant Jean-Baptiste Singer venait d’aplatir, en force au pied des poteaux, la dernière tentative d’une série de pick-and-go (17–14). Et de concrétiser le premier doublé du BO face à son voisin dans la même saison depuis 2010–2011.

 

La stat : 55.

 

Le 110e derby basque a conforté l’avance de Biarritz (55 victoires) dans la chamaillerie ancestrale qui l’oppose à son voisin. L’Aviron compte 45 victoires, auxquelles ils faut ajouter dix résultats nuls.

 

La phrase : "Joker !"

 

« Joker ! » La réponse de Francis Salagoïty est courte mais elle en dit long dans le contexte de rapprochement possible des deux clubs basques. Le président du conseil de surveillance réagissait à la question de nos confères de Canal+Sport : « Est-ce le dernier derby de l’histoire ? »