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08-04-2017 18:30

Statistiques joueurs

Statistiques du Match

2
Carton(s) jaune(s)
1
0
Carton(s) rouge(s)
0
0
Drop(s)
0
1
Essai(s)
4
3
Pénalité(s)
2
1
Transformation(s)
3

Informations de match

Arbitre
Pierre Brousset (France)
Affluence
12460 Spectateurs

 

 

Battu par le Stade Français, l’Aviron Bayonnais est relégué en Pro D2.

 

Retour à la case Pro D2 pour Bayonne, un an après l’avoir quittée. Battu dans les grandes largeurs par le Stade Français (16–32) samedi à Jean-Dauger, l’Aviron est officiellement relégué en Pro D2. Avec 26 points au compteur à trois journées de la fin de la saison, il lui est désormais impossible mathématiquement de rattraper son retard sur le premier non-relégable provisoire, Toulouse (47 points), qui joue dimanche.

Victorieux avec le bonus, les Parisiens, qui ont crucifié Bayonne avec quatre essais d’Hugo Bonneval (40e, 78e), de Sekou Macalou (46e) et de Waisea (59e), sont eux inarrêtables (trois victoires toutes compétitions confondues) depuis le projet contesté et rapidement abandonné de fusion avec le Racing 92, et peuvent désormais considérer qu’ils ont leur maintien en poche. Voire arracher miraculeusement une place de barragiste.

Si elle est désormais actée, la descente en Pro D2 de Bayonne, englué dans la zone de relégation depuis la 5e journée de championnat, se dessinait depuis des mois. Les Bayonnais se sont pourtant accrochés à un infime espoir après l’annonce de la fusion entre le Stade Français et le Racing 92 qui aurait pu permettre à la 13e place d’être synonyme de maintien. Avant de déchanter une fois ce projet de mariage abandonné, alors qu’ils avaient la veille trouvé la force de battre Bordeaux-Bègles (24–20 le 18 mars).

Promus après leur victoire en finale d’accession face à Aurillac en juin dernier, les Basques avaient retrouvé le Top 14 cette saison après seulement un an passé dans son antichambre.

Mais avec l’avant-dernier budget du championnat (près de 17 millions d’euros), l’Aviron ne disposait pas d’un effectif taillé pour lutter en Top 14, hormis ses cadres comme le capitaine et troisième ligne Jean Monribot, l’arrière argentin et buteur Martin Bustos Moyano, ou le centre Gabiriele Lovobalavu.

Vincent Etcheto, le manager de l’Aviron ne cache pas sa frustration. "On avait pour ambition d’emmerder tout le monde cette saison, on n’a pas pu le faire. Le bilan sur deux ans, c’est une montée et une descente, ça s’équilibre. Des grands clubs se plaignent des doublons mais nous, on a joué les trois-quarts de la saison sans nos six meilleurs joueurs (pour cause de blessures): Bustos Moyano, Monribot, du Plessis, Iguiniz, Latimer et Poki. Cela fait beaucoup pour une équipe qui a un petit budget, un effectif moyen, inexpérimenté, comme son staff. C’est la vérité, aussi. Peut-être qu’il faut aussi remettre le rugby en question, qu’on a été trop ambitieux comme je le lis. Mais est-ce qu’on était capable de faire un rugby très restrictif ?"

 

Futur candidat à la remontée ?

 

Et maintenant ? Bayonne – qui va perdre logiquement ses meilleurs joueurs comme Monribot, donné partant à Toulon, et Lovobalavu, recruté par les Wasps – va repartir en Pro D2 avec un budget estimé à environ 10 millions d’euros. Le club a approché l’ancien sélectionneur du XV de France Pierre Berbizier pour un rôle de directeur sportif.

Cette force de frappe pourrait en faire un candidat à la remontée directe, mais il devra faire avec les nouvelles règles plus restrictives de montée/descente entre Top 14 et Pro D2.

Dans ce contexte, les rumeurs autour d’une fusion avec le Biarritz Olympique pour former un grand club basque plus puissant financièrement ont inévitablement ressurgi cette semaine. Mais elles ont été immédiatement démenties alors que l’hostilité des supporters, qui avaient fait dérailler les discussions en 2015, est toujours aussi vive. Samedi, dans les travées de Jean-Dauger, les banderoles clamaient "la fusion, c’est toujours non".